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24/02/2012

Au Splendid, une comédie pour le moins... dramatique !

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Quand le client régulier d'un bistro parisien affiche quotidiennement une identité différente, les habitués et employés des lieux se demandent qui peut bien être ce schizophrène un jour plombier, le lendemain pilote de ligne ou psychologue. Ensemble, avec leur bon sens de piliers de bar, ils décident de résoudre cette énigme.

On peine à comprendre les raisons qui ont bien pu pousser Bruno Moynot, ancien de la célèbre bande des Bronzés et actuel directeur du Splendid, à commettre, à quatre mains en plus, ce "Jacques le Plusieurs" à l'intrigue pour le moins poussive et d'une linéarité soporifique à souhait dont les dialogues feraient passer les sitcoms d'AB Productions des années 90 (Hélène et les garçons...) pour du Molière. 

Script dérogeant aveuglément à toutes les règles de base de l'écriture théâtrale, plume inexistante,  personnages dessinés à la truelle (on ne parle même plus ici de gros trait), humour navrant quand il est là... Devant  tant d'amateurisme, les bras nous tombent, et les mots nous manquent.

Le pire dans tout ça, c'est que le maître des lieux, qui s'est octroyé le rôle titre, semble lui-même ne pas y croire tant ses compositions multiples, d'une nonchalance absolue, ne convainquent personne. Le spectateur sentant même poindre un début de malaise lorsque celui-ci apparaît grossièrement déguisé en femme.

Mais que sont venus faire dans cette galère Tom Novembre, Françoise Lépine et Jean-Pierre Durand ?

Un tour de force toutefois, réalisé par "Jacques le Plusieurs". Celui de ralentir le temps, puisque ce supplice d'une heure dix nous en aura largement paru le double.

Au Splendid, donc. Sans doute pas pour longtemps...

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