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21/03/2012

Le boulanger Galabru brille dans une mise en scène expédiée de l'oeuvre de Pagnol...

critique la femme du boulanger michel galabru théâtre hébertot

La re-re-re-revoilà, la Pomponnette !

Disons-le tout de de go, cette "Femme du Boulanger" montée par Alain Sachs il y a presque 18 mois pour une représentation unique diffusée en direct sur France Télévisions, reprise depuis janvier au théâtre Hébertot avec une distribution remaniée, sent le travail de commande réalisé dans l'urgence. Une mise en scène minimaliste, ressemblant d'ailleurs davantage à une mise en place, sans véritable direction d'acteurs, dont le paradoxe réside dans le fait qu'elle manque cruellement de rythme tout en oubliant de laisser respirer l'action. Et un décor provençal de plateau télé un peu cheap, ultra-réaliste, plat et froid.

Mais il y a Michel Galabru ! Ce monstre de théâtre. Cette Rolls des planches, qui pour la énième fois reprend un rôle comptant parmi ses incontournables (comme Les Rustres de Goldoni). Irresistible, il parvient presque à faire oublier les nombreux défauts du spectacle, et ses partenaires, pourtant majoritairement talentueux ,  ont bien du mal à exister tant il écrase tout sur son passage. Tour à tour drôle, touchant, tonitruant, pittoresque à souhait, il incarne comme personne ce boulanger cocu et n'a pas à rougir de la comparaison que les spectateurs ne peuvent s'empêcher de faire avec le grand Raimu. 

Et puis n'oublions pas Marcel Pagnol dont l'intemporalité et l'universalité des oeuvres nous saisissent à chaque fois que nous les redécouvrons. De "Marius" aux "Marchands de Gloire", de "Topaze" au "Schpountz", en passant par "La Gloire de mon Père", ce génie sut  dépeindre, avec une acuité certaine et un esprit fabuleux, la grandeur et les faiblesses de l'être humain. 

Alors pourquoi pas.

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