Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/06/2012

Bruno Coppens : humour, poésie et jeux de mots en musique...

 Capture d’écran 2012-06-04 à 09.22.56.png

Dans la lignée de feu Raymond Devos, maître du genre auquel il rend d'ailleurs un joli hommage sur scène, Bruno Coppens manie le verbe et le jeu de mots avec une indéniable dextérité. Il en a longtemps apporté la preuve dans ses chroniques radio. "Le fond de l'ère effraie", qu'il présente à la Pépinière Théâtre, fait la part belle aux chansons. Sympathique bien que très vite répétitif. 

C'est le passage du cap de la cinquantaine qui lui inspira ce spectacle. Dépassé par ses enfants, les nouvelles technologies, ou encore agacé par le culte du corps cultivé par notre société, il fait son "quinqua nerveux". Accompagné d'un pianiste complice de ses fantaisies verbales (Pierre Poucet), l'humoriste enchaîne donc sans temps mort, mais avec un peu trop de gesticulations (à nos yeux souvent dispensables), des textes allant du potache au poétique, en passant par l'absurde, sur de plaisantes mélodies signées Eloi Baudimont.  

Cette vertigineuse accumulation de jeux de mots d'une heure et quart ennivre le spectateur en deux temps trois mouvements, au point parfois de risquer de le faire décrocher. C'est malheureusement ce qui nous est arrivé. Trop de calembours finit  par anesthésier, voire effacer le propos, et c'est dommage.

Ajoutons que ce genre d'humour nous semble avoir bien vécu. De nombreux collègues de Bruno Coppens ont pris le parti d'une forme plus moderne, plus mordante, plus impertinente, sans parler de l'insupportable mode du stand up. Mais il en faut pour tous les goûts, et le spectacle est de belle tenue. Alors si cela vous dit, n'hésitez pas !

Les commentaires sont fermés.