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11/06/2012

Les sympathiques Caramels Fous fêtent leurs 30 ans avec une formule qui s'essouffle...

critique caramels fous pas de gondole pour Denise théâtre gymnase

Chorale gay constituée d'amateurs, créée au début des années 80, Les Caramels Fous présentent tous les deux ans un spectacle musical basé sur des tubes issus de la variété française et internationale, de l'opéra, de l'opérette ou encore des standards de Broadway qu'ils s'ingénient à détourner afin de composer d'amusantes histoires originales, toujours légères, souvent potaches, à l'humour quelquefois un brin trop communautaire. Peut-être vous souvenez-vous des "Dindes Galantes" qui furent nommées aux Molières en 2006, ou plus récemment de "Madame Mouchabeurre". Avec "Pas de gondole pour Denise", le cru 2012, la troupe semble malheureusement marquer le pas et avoir fait le tour d'un genre...

La faute au livret d'abord, pourtant pensé et composé, comme d'habitude, par le talentueux Michel Heim à qui l'on doit entre autres l'irrésistible "Nuit des Reines" (avec cette pièce il fit montre d'une parfaite et réjouissante maîtrise de l'alexandrin de mirliton). Il a conçu ici une série de tableaux permettant, certes, à de nombreux Caramels Fous d'avoir leur instant de gloire mais au détriment d'une histoire se révélant bien pauvrette, qui se dilue et s'étire deux heures durant, offrant un défilé de personnages manquant cruellement d'épaisseur.

La "potacherie" a par ailleurs ses limites. Tout comme le détournement d'airs célèbres. Si cela prête à sourire le temps d'une ou deux chansons, 40 mises bout à bout, à chaque spectacle  depuis maintenant plus de deux décénies, finissent par lasser. Il serait donc urgent, selon nous, de chercher et trouver de nouvelles idées, tant du côté du fond que de celui de la forme.

Ajoutons que selon les années, l'aspect "amateur" de la compagnie apparaît de manière plus ou moins flagrante. En effet, s'ils sont encadrés par des professionnels, nos Caramels ne pratiquent le chant que comme une activité de loisir. Et cette fois-ci le casting fait que cela s'entend  un peu... Beaucoup... Trop en tout cas.

Aussi pour parvenir à conquérir, élargir, fédérer et conserver un public toujours plus important,  dépassant le cadre des familles et amis, suggérerons-nous (avec bienveillance !) à cette joyeuse bande de revoir sa formule et peut-être de durcir les conditions d'intégration de la compagnie.

Au Gymnase jusqu'au 23 juin.

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