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06/12/2012

A son tour, la Pépinière propose aux internautes de coproduire ses spectacles...

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La démarche est nouvelle. En a surpris certains. Depuis ce mercredi, la Pépinière Théâtre nous propose via My Major Company, après le Théatre de Paris avec Tartuffe, de coproduire sa prochaine programmation consacrée à François Morel (cliquez ici). L'établissement privé parisien a diffusé en fin d'après-midi ce communiqué de presse qu'il nous semblait intéressant de vous faire partager (dans son intégralité), car il nous éclaire sur les modes de financement du spectacle vivant :

"Le Théâtre la Pépinière a décidé de s’associer avec le site My Major Company pour proposer aux internautes de participer à la production de ses prochains spectacles.

Cette opération consiste à proposer à des internautes d’accompagner financièrement ses spectacles en tant que coproducteurs individuels. Selon le succès des spectacles, leur apport est susceptible d’être remboursé en partie, en totalité, ou avec une « prime » en cas de fréquentation favorable. Il ne s’agit donc pas de mécénat ; il ne s’agit pas davantage d’un appel à la générosité, les spectacles étant produits par la Pépinière quelque soit le nombre d’internautes ayant souscrit à ce projet. Il s’agit simplement de partager avec les internautes qui le souhaitent les possibles risques et bénéfices de cette aventure qu’est, toujours, la production d’un spectacle. Cette nouvelle a suscité dans le milieu théâtral des réactions qui appellent un double éclaircissement.

Certains semblent s’étonner que François Morel ait besoin de se tourner vers des internautes pour faire financer ses projets. Ce n’est bien entendu pas le cas. Le Théâtre la Pépinière est venu le trouver il y a deux ans pour lui proposer cette carte blanche : la seule responsabilité de François Morel dans ce projet est d’ordre artistique, la production et les choix de financement sont du seul ressort et de la seule responsabilité du théâtre.

D’autres s’inquiétaient de l’impact que ce type de financement pourrait avoir sur la politique de programmation des directeurs de théâtre : le fait que cette carte blanche ait été décidée deux ans avant le lancement de cette opération, ainsi que l’impact probablement limité de l’apport des internautes (estimé à quelques pourcents du budget) attestent que cette inquiétude n’est en l’occurrence pas de mise.

Théâtre privé parisien, financé presque exclusivement par ses recettes de billetterie, la Pépinière cherche comme de nombreux théâtres, privés mais aussi publics, à diversifier ses ressources financières, et en particulier, à limiter les incertitudes liées à son activité dans un contexte économique général que chacun sait difficile. Il a semblé judicieux à la Pépinière de faire à l’occasion de cette carte blanche un premier essai avec My Major Company, qui travaille en ce sens depuis plusieurs années dans d’autres secteurs artistiques, notamment la musique.

Cette démarche sera bien entendu renouvelée à l’avenir, si cette première expérience s’avère concluante".

00:34 Publié dans Actu, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

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