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02/03/2013

Cocasse et surprenant, quand la visite d'un château nous conduit à "visiter" le châtelain...

critique j'ai bêtement perdu mariette à cause d'un sanglier qui aimait chopin, jean-michel meunier, théâtre essaion

Au Théâtre Essaion, Jean-Michel Meunier propose un monologue (qui n'a rien du one man show, attention...) au cours duquel il incarne un aviculteur tourangeau organisant la visite du château de ses ancêtres, perdu par la famille lorsqu'il avait 18 ans. Visite qui se transforme rapidement en voyage introspectif fantasque (et alcoolisé...) à mesure que notre guide d'un jour (il remplace l'officielle, malade) redécouvre la demeure dans laquelle il n'a pas mis les pieds depuis des années, bien qu'habitant la fermette d'en face. 

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L'acteur, qui est aussi l'auteur, indique s'être inspiré de Tchekhov pour la forme, de Rabelais pour le ton, et de personnages du terroir hauts en couleurs qu'il croisa plus jeune dans sa région natale pour dessiner son héros. Du premier à cause des "Méfaits du Tabac", qui rappelons-le mettaient en scène un conférencier ne traitant pas du sujet annoncé mais déballant aux auditeurs ses problèmes conjugaux. Du second pour les plaisirs de la vie, de la table et de la chair. Tout cela nous donne un texte théâtral, concis, aux qualités littéraires certaines, adroitement et élégamment écrit, à la fois gourmand, joyeux, généreux, humain, mais aussi subtil, touchant, nous baladant avec grâce et fluidité dans les méandres de la mémoire, de l'âme et du coeur de Charles de Pombrian, homme aux fêlures évidentes, aux rêves brisés, que la vie n'épargna pas toujours.

A l'image de son script, Jean-Michel Meuniers déroule, sous la direction d'Hervé Dubourjal, un jeu tout en finesse, plein d'entrain, et nous fait passer une petite heure des plus plaisantes.

Alors pourquoi pas.

Cela s'appelle "J'ai bêtement perdu Mariette à cause d'un sanglier qui aimait Chopin".

Jusqu'en juin.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif

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Photos : Richard Baltaus

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