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15/04/2013

L'hilarant numéro de music-hall de Revol et D'Arcangelo...

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Au Petit Saint-Martin, Jean-luc Revol et Denis D'Arcangelo revêtent plastrons et queues de pie afin de nous offrir un impayable hommage au music hall d'autrefois, mêlant chansons grivoises, à double sens, et séquences parodiant les différentes disciplines du genre. Laissant souvent, pour notre plus grand plaisir,  bon goût et bonnes manières au vestiaire, ces complices de longue date se glissent avec espièglerie dans la peau de Georges et Gaétan, artistes à l'homosexualité assumée et affirmée (inspirés de Charpini et Brancato, célèbre duo des années 20), faisant leurs adieux après 40 ans de scène. Gai, gay, épicé. Pour le moins revigorant. 

Devant un rideau pailleté, sous nos yeux "ébahis", Les 2 G (rapport aux prénoms) présentent  l'unique rescapé de leur ménagerie, soit un morpion funambule qui s'échappera dans le public... Digressent sur leur carrière, réglent leurs comptes avec le show biz, non sans une divine mauvaise foi, se chamaillent allégrement, tentent télépathie et ventriloquie (moment d'anthologie à pleurer de rire), se livrent avec le plus grand sérieux à des imitations minables, aiment à croire qu'ils maîtrisent la sculpture de ballons...

Ils chantent François Morel, Pierre Notte, Juliette, Pascal Mary qui ont écrit spécialement pour eux (on en oublie, pardon), mais aussi quelques pépites dénichées dans un répertoire parfois oublié. Sans trop en dévoiler, évoquons une brillante "chanson introductive" qui ne dit rien, ne raconte rien, ne sert à rien, sinon à attendre les retardataires,  mais aussi cette monstrueuse et drolatique ôde à la zoophilie dont l'audace laisse sans voix, ou l'exquise reprise du très fleuri "En revenant du Maroc"... Le tout fort joliment accompagné par les musiciens Patrick Laviosa et Sébastien Mesnil.

On sent bien qu'à la manière des Poiret-Serrault, ces deux-là pourraient partir dans de longues improvisations tant il est évident qu'ils s'en donnent à coeur joie. Ils respectent cependant avec raison le rythme parfait d'un spectacle impeccablement réglé par Agnès Boury qui sut mettre en valeur leurs talents de clowns que nous retrouverons avec bonheur si d'aventure il leur prenait l'envie de concocter une nouvelle tournée d'adieux.

A voir absolument !

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Photo : Christophe Haesevoets

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