Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/04/2013

En passant par le temple parisien de la Commedia dell'Arte...

critique arlequin serviteur de deux maîtres comédie italienne

Voici plus de 35 ans que cet ancien disciple de Giorgio Strehler perpétue, partage et transmet avec succès, sans tambour ni trompette, l'art difficile mais ô combien merveilleux de la Commedia dell'Arte. Depuis la saison dernière, dans son petit théâtre du quartier Montparnasse paré de savoureuses fresques vénitiennes néo-baroques qu'il fonda aux côtés d'Hélène Lestrade, Attilio Maggiulli revisite l'une des comédies les plus célèbres de Carlo Goldoni, "Arlequin valet de deux maîtres". Remarquable et réjouissant !

critique arlequin serviteur de deux maîtres comédie italienne

Sur le plateau sept artistes nous content, comme le titre de l'oeuvre l'indique de manière assez limpide, l'histoire d'un domestique malicieux et gourmand tentant de se dépétrer de la situation délicate dans laquelle il s'est mis, à savoir servir deux employeurs à la fois sans commettre d'impair. Sept interprètes qui maîtrisent admirablement le travail du masque, la gestuelle complexe et codifiée de leurs personnages, mais aussi les apartés. A commencer par Emmanuel Besnault, truculent Arlequin à la voix haut perchée, virevoltant de la cour au jardin, en passant par le public qu'il sollicite ou charrie tout au long de la représentation avec délectation et efficacité. La fantaisie singulière, la proposition aboutie, et la précision de ce jeune interprète imposent le respect. Chapeau ! Ses partenaires ne sont pas en reste. Guillaume Garnaud, impeccable Pantalon cascadeur, régulièrement projeté contre les murs. Jean-Jacques Pivert, aussi amusant en docteur qu'en (imposante !) servante. Hélène Lestrade bien sûr, gracieuse Béatrice travestie. Mais aussi Yanis Pointecouteau, David Clair, Mélanie Trunzer... Sous l'oeil vigilant de leur metteur en scène, tous ont intelligemment su broder, improviser à partir du canevas fourni par l'auteur.

On rit franchement à la vue de ce spectacle enchanteur, enlevé, burlesque, dépaysant, et chatoyant à destination du plus grand nombre, monté avec rigueur dans la pure tradition du théâtre de tréteaux. Aussi ne saurions-nous que trop vous suggérer de prendre (ou reprendre) prochainement la direction du 17 rue de la Gaîté.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif


France 5 : "Arlequin valet de deux maîtres" à... par cie-eternelete


Photo : comedie-italienne.fr / DR

Les commentaires sont fermés.