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29/04/2013

Entrez dans la terrible cage aux fauves qu'est l'entreprise...

critique en réunion petit montparnasse patrice kerbrat

Au Petit Montparnasse, sept ans après "Synopsis et Squash", Patrice Kerbrat monte à nouveau une oeuvre de l'auteur anglais Andrew Payne."En Réunion" dépeint sans fioriture, avec brio,  mordant, drôlerie, intelligence, le monde parfois impitoyable de l'entreprise, s'immisçant plus particulièrement dans celui des cadres supérieurs, où les apprentis requins côtoient les plus aguerris, chacun usant de tous les moyens possibles pour parvenir à ses fins. Abus de pouvoir, chantage, manipulations, sexualité... Une partition pour quatre acteurs sous haute tension qui souleva notre enthousiasme.

L'action se déroule dans un immense bureau, impersonnel et glacial. Cole, Stratton et Frank, trois collaborateurs de trois générations différentes, sont sur le point de conclure de longues négociations concernant un juteux contrat qu'ils ont habilement amendé afin de le rendre très avantageux pour la société qui les emploie. La signature doit avoir lieu dans la journée. Or un changement soudain d'interlocuteur dans le camp d'en face, prenant les traits de Karine, les contraint à tout reprendre à zéro. Ils disposent désormais de 24 heures pour trouver un accord. Et sauver leur place. Démarre alors une partie d'échecs psychologique susceptible de mettre à terre le premier qui ne verra pas à plus de trois coups. Dommages collatéraux à prévoir...

Dramaturgie rigoureuse, parfaitement "timée", écriture vive et incisive, répliques cinglantes,  personnages dessinés avec une extrême précision... Rien à reprocher à la pièce de Payne qui exigeait d'être interprétée par des comédiens sacrément convaincants, habités, aux silences riches de sens. Patrice Kerbrat les a trouvés. Il campe d'ailleurs lui-même un Frank (le plus âgé des trois) au calme inquiétant et diabolique. Robert Plagnol donne à voir superbement toutes les fêlures de Stratton, quadra perturbé par une  vie sentimentale et familiale pour le moins plombante. Swann Arlaud compose un Cole (le plus jeune) nerveux, enjoué, et très à l'aise au petit jeu des manipulations. Anne Bouvier enfin, seule contre tous, sibylline à souhait, apporte la touche de venin féminin indispensable au parachèvement de ce tableau en rouge (sang) et noir. Très noir...

Allez-y !

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critique en réunion petit montparnasse patrice kerbrat

Photo : Lot

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