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27/05/2013

Galabru dans une lecture maladroitement théâtralisée...

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Après le plaisant "3 Lits Pour 8"  qui ne trouva hélas pas son public,  et avant de nous proposer "Le Fils du Comique" de Pierre Palmade à la rentrée prochaine (carton en vue), le Théâtre Saint-Georges a fait appel  au truculent Michel Galabru afin de boucler sa saison. Sous la forme hybride et pas très heureuse d’une "lecture-spectacle" imaginée par son fils Jean, la star des planches conte trois nouvelles d’Alphonse Daudet issues des "Lettres de mon Moulin", dans leur version remaniée par Marcel Pagnol en 1954 pour le grand écran. Gentillet mais dispensable.

Au programme, les aventures du "Curé de Cucugnan",  "l’Elixir du Père Gaucher" et enfin les "Trois Messes Basses". Un prêtre qui pêche par gourmandise, un moine accro à l’eau de vie, un village entier interdit de Paradis… Des textes sympathiques, ô combien célèbres, mais avouons-le sacrément désuets, qui ont parfois du mal à passionner le spectateur du XXIème siècle.

Sur le plateau une table, trois chaises, un pupitre et, raccords avec la thématique,  quatre acteurs en soutane. Se glissant dans les rôles principaux, toujours savoureux, le curé Galabru en fait des caisses dans le but de satisfaire un parterre demandeur, et tente d’insuffler un peu d’entrain à cette lecture un brin ronronnante.  On sourit donc régulièrement. Autour de lui, attablé tout du long de la représentation, Jean Galabru , Nadine Capri, et Maxime Lombard (ou Philippe Sablayrolles), interprétent les autres personnages de Daudet, s’agitant à peine davantage. Gageons que l’on ne se serait pas moins ennuyé s’ils n’avaient bougé de leur chaise vu l’intérêt des déplacements ou intentions de jeu… Et nous avaient épargné des éléments de costumes franchement cheap, voire carrément vulgaires. La tenue de diablesse "sexy" de Nadine Capri nous laissa en effet dubitatifs (à découvrir dans la bande annonce ci-dessous).

Aussi ne saurions-nous que trop conseiller aux producteurs de préférer une bonne et véritable lecture  à  un entre deux conçu dans l’urgence qui ne ressemble pas à grand-chose, faute de temps ou d’argent, et à nos fidèles lecteurs de rester sur leurs souvenirs de Michel Galabru triomphant dans « Les Marchands de Gloire », « Les Rustres » ou « La Femme du Boulanger ».

A moins d’être des inconditionnels, bien sûr…

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