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07/06/2013

Les débuts parisiens prometteurs du seul en scène de Sébastien Castro...

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Après avoir rodé la chose en province, parallèlement au triomphe de "L'Etudiante et Monsieur Henri", l'artiste au flegme légendaire, qui fait partie (à juste titre) des acteurs comiques les plus demandés du moment, débarque pour l'été au Petit Palais des Glaces, ses "condoléances" sous le bras. Un spectacle malicieusement et habilement troussé déroulant une série de situations inédites, cocasses,  sortant des sentiers battus, au fil de sketches généreusement accessoirisés, costumés et "décorés"... Une petite heure fantasque, décapante, et réjouissante qui pourrait toutefois être plus aboutie textuellement parlant.

Sébastien Castro qui roule en Smart sur le chat de sa voisine et le cache dans son sac, compose avec une épouse nymphomane sautant sur tous les mâles de l'immeuble (installateur du câble compris), négocie avec une prostituée comme on marchande des options sur une voiture ou un voyage, commet l'erreur fatale de se laisser vêtir par un vendeur homo à l'occasion d'un baptème, supporte avec philosophie les insultes pour le moins imagées d'un élève... Autant de saynètes faisant plutôt allégrement travailler nos zygomatiques, certaines en fil rouge ou running gag, précédant le véritable bouquet final qu'est cette hilarante parodie de mauvais boulevard, intitulée  "Ma Femme est en Thalasso", dans laquelle l'acteur joue tous les rôles. Séquence qui devrait rester dans les annales (à l'image du sketch d'Arnaud Tsamère sur le même sujet), dépeignant avec cruauté, justesse, et de nombreuses allusions aux "maîtres", un genre de théâtre encore en vie dans nos provinces (ou au Daunou...).

Rien à redire sur la prestation de Sébastien Castro qui une fois de plus fait preuve d'une efficacité et d'un sens comique imparables. Suivant une mise en scène au cordeau d'Emmanuelle Tachoires, payant de sa personne (jamais peur du ridicule), il s'amuse, nous amuse, occupe le plateau avec une gourmandise communicative. Notre légère frustration vint de la brièveté des sketches. Alors qu'il tient des sujets en or, l'auteur-interprète semble avoir peur de lasser et expédie à tort des canevas sacrément bien pensés. Pour une fois qu'un humoriste ne succombe pas à l'insupportable mode du stand up, c'est dommage. Aussi nous permettrons-nous de suggérer quelques développements dramaturgiques afin de parfaire l'ouvrage.

Mais enfin la soirée fut bonne.

Alors n'hésitez pas.

"Toutes mes Condoléances". Au moins jusqu'à fin août.

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