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12/06/2013

"Métronome" au Rive Gauche : le bon tempo mais partition insipide...

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Reprise pour l'été chez Eric-Emmanuel Schmitt d'un spectacle musical rencontrant un certain succès depuis sa création en 2009 (Avignon, le Ranelagh...). Emmené par les membres de la compagnie Cinq de Coeur, "Métronome" est un pot pourri mêlant, a cappella, variété et classique (dans une moindre mesure) aux paroles occasionnellement revisitées pour les besoins d'une intrigue hélas franchement ténue et à l'humour aseptisé. La beauté des voix, la rigueur d'exécution, l'énergie déployée ne suffirent pas à nous extraire de la léthargie dans laquelle on s'enfonça à mesure que le spectacle avançait. 

Cinq personnages coincés dans le métro suite à des manifestations protestant contre la décision du gouvernement de tatouer un code barre sur l'ensemble des citoyens (Hmm...). Un crooner de supermarché, une suicidaire, une femme d'affaire snobinarde, une flic et un marseillais cherchant l'amour erreront une heure vingt durant sur les quais et dans les tunnels de la RATP, croisant manouches ou fantômes. Cinq caractères aux tempéraments très prononcés pour un huis clos supposé faire des étincelles, riche en rebondissements au terme desquels les uns et les autres trouveront leur voie, leur moitié, l'espoir... 

Que dire de cet enchaînement de tubes intégrés (parfois aux forceps) dans une multitude de saynètes gentillettes ? Pas grand chose. Chanteurs avant tout, les interprètes n'ont pas à rougir de leur jeu d'acteur. Appréciable. Chaque séquence se voit soigneusement agencée, chorégraphiée.  Pascal Légitimus signe un travail net et précis. Mais un propos simplet, une histoire "prétexte" sans véritable enjeu, alliés à une fantaisie trop convenue, trop calibrée, aux gags passe-partout et souvent éculés, font de cette proposition un produit assez inodore et incolore duquel peinent à transpirer le rire et l'émotion.

Dommage.

Jusqu'au 4 août.

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