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12/09/2013

Sortirez-vous vivants du Théâtre de la Gaîté...?

critique train fantôme éric métayer gaité montparnasse 39 marche

Après plus de 700 représentations des 39 Marches, la talentueuse équipe dirigée par Eric Métayer a décidé de nous filer les chocottes. Du moins va-t-elle essayer... Sans oublier de nous faire rire. Mission en passe d'être accomplie (spectacle encore en rodage) avec ce "Train Fantôme" textuellement structuré par Gérald Sibleyras et soigneusement destructuré par nos cinq zigotos. Car l'ensemble part joyeusement en vrille et foisonne de trouvailles. Alors mourrez-vous de trouille ou de rire ? Peut-être bien des deux si vous avez le coeur fragile...

Avant de profiter de la pièce, les spectateurs devront atteindre leur fauteuil en passant par les entrailles mystérieuses et pas très rassurantes de la Gaîté construite, apprendra-t-on, sur un cimetière à la fin du dix-neuvième siècle. Les "survivants" pourront alors remonter le temps et découvrir une improbable épopée, quelque peu interactive, revisitant le mythe de Dracula, ponctuée de nombreux clins d'oeil aux films d'épouvantes (savoureuse version de L'Exorciste !), qui nous ramènera au Théâtre où l'on se trouve. Si tout se passe comme prévu... Mais rien n'est moins sûr.

critique train fantôme éric métayer gaité montparnasse 39 marche

Avec les mêmes outils et artifices que pour les 39 Marches (perruques approximatives, éléments de décor à bretelles ou sur roulettes, marionnettes, effets spéciaux cheap...), chaque membre de cette troupe de faux bras cassés multiplie les rôles, les bruitages, au fil de situations souvent impensables au théâtre. Mais pour Eric Métayer, rien d'impossible. Une princesse saute de la tour de son château, un personnage gravit la montagne, un autre galope à cheval, incarne un parterre de fleurs ou un trou de taupe, peste contre le surtitrage qui envahit la scène, et une séquence dansée peut surgir à tout moment. Le rythme est soutenu. On frôle parfois la schizophrénie... Les rires sont fréquents. On se souviendra notamment longtemps de ce passage où Andréa Besconds, campant un personnage double, se crêpe le chignon avec elle-même, s'auto-insulte, et s'auto-gifle. Ses partenaires masculins ne sont pas en reste. Jean-Philippe Bêche, Dorel Brouzeng Lacoustille, Christophe Laubion, et Yamin Dib font en effet du très bon boulot.

En résumé, un spectacle populaire de qualité qui réjouira petits (mais pas trop petits quand-même) et grands (mais pas trop vieux quand-même, le coeur doit tenir...) que nous vous suggérerons de découvrir d'ici quelques jours, lorsqu'il aura trouvé ton et texte définitifs,  et que les interprètes se seront détachés des nombreuses contraintes techniques.

21h à la Gaîté Montparnasse.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif

Photo : Lot

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