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02/10/2013

La Robin est de retour !

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Son précédent one woman show, co-écrit avec Pierre Palmade il y a huit ans, nous avait laissés sur notre faim, voire carrément déçus... Il s'intitulait "Au Secours" et portait finalement assez bien son titre. Nous attendions donc le nouvel opus avec une certaine appréhension. A la Porte Saint-Martin, pour la première fois seule aux manettes, à l'écriture comme à la mise en scène, elle nous délivre une confession humoristico-émouvante sur la dépression qu'elle traversa (et ses origines !). Pour le meilleur et pour le rire, l'actrice se met à nu sans pathos dans un spectacle qui s'avère une réussite totale. Rayonnante, belle, amincie, amoureuse, hilarante, touchante, qu'on se le dise La Robin est libérée, La Robin est de retour, s'empare du plateau avec maestria, et ça fait sacrément du bien à nos zygomatiques !

Elle nous raconte tout. Son enfance assez rude à Saint-Etienne, dans une famille ignorant la tendresse (pas de câlins pas de baisers... Pourtant même une poignée de main aurait fait plaisir, confiera Muriel). Un père qui, rêvant d'un garçon après avoir eu deux filles, la transforma en reine de la perçeuse et des clés de 12. Une féminité qui, du coup, tarda à pointer le bout de son nez. Ses débuts de vendeuse dans la boutique de chaussures des parents. Des rêves de spectacle, le Conservatoire, la rencontre avec Palmade, le succès et... la dépression.

De tout cela, Muriel Robin fait des moments souvent impayables, pleins de vérité et d'humanité. Nous retiendrons, dans le désordre, ce sketch incroyable de la vendeuse, donné en accéléré, une irrésistible scène de tragédie dans laquelle elle insert les répliques cultes de ses classiques à elle, une mémorable engueulade téléphonique dans sa loge, avec sa mère et ses deux soeurs, juste avant d'entrer en scène, d'improbables tentatives de thérapie (ah, l'acupuncture sans aiguille...), sa prise de poids proportionnelle aux jauges grandissantes des salles où elle jouait, ou encore un fil rouge à pleurer de rire au cours duquel elle démontre l'absurdité de certaines expressions, tentant au passage de les réaliser (poser un lapin, monter sur ses grands chevaux, enculer les mouches...). Moins réussie, en revanche, la séquence sur la maladie d'Alzheimer de sa mère, et parfois un peu frustrante la brièveté de certains sketch.

Mais la soirée fut belle, très belle dans son ensemble, et gageons que le public saura trouver un peu de lui-même dans ces amusantes tranches de vie pas toujours heureuses mais profondément authentiques.

Allez-y !

Jusqu'au 19 octobre (encore quelques places).

Prolongations dès le 23 janvier au Palais des Sports.

08:32 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

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