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01/11/2013

Clémence Poésy en surface d'un monologue possiblement poignant...

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A la Pépinière Théâtre, celle que les fans d'Harry Potter avaient pu découvrir au cinéma il y a maintenant huit ans, bataillant contre le petit sorcier à lunettes, s'empare d'un texte original et prenant signé Timothée de Fombelle, mettant en scène une résistante de la Seconde Guerre Mondiale dans ses derniers instants de liberté. L'interprétation, proprette, manque de relief, de profondeur et d'intensité. Franchement dommage.

Rédactrice de journaux clandestins, une jeune femme attend le contact devant lui fournir les informations à retranscrire, cloîtrée dans la pénombre d'un appartement. Parce que celui-ci est en retard, elle devine qu'il s'est passé quelque chose. Que l'ennemi est susceptible de débarquer à tout instant. Qu'elle doit fuir. Mais ne bouge pas. Préfère s'imaginer, dans le laps de temps qu'il lui reste, la vie qu'elle aurait pu avoir après guerre avec cet homme dont elle ignorait tout, jusqu'au prénom, mais dont elle était secrètement tombée amoureuse au fil des rendez-vous. Sur sa machine à écrire, elle inscrit pour l'éternité un futur qui n'existera jamais.

S'il n'a rien d'inoubliable, le texte a le mérite d'être singulier, rigoureusement écrit, intelligemment construit, et affiche une efficacité théâtrale certaine. Etonnante ode à la vie composée dans l'urgence par le personnage afin d'avoir "des souvenirs d'avance", celui-ci nous touche, nous emporte. Timothée de Fombelle trouve des mots justes, simples, beaux, et percutants. 

Malheureusement Clémence Poésy, indéniablement appliquée, peine à transmettre le tourbillon psychologique et sentimental dans lequel se trouve l'héroïne. Rien de faux dans ce qu'elle donne à voir sous la direction d'Etienne Guichard, mais le résultat manque de vie, de tripes. C'est trop lisse. Et l'on décroche presque.

La représentation dure pourtant moins d'une heure...

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Photo : Cosimo Mirco Magliocca

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