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29/11/2013

Une talentueuse équipe au service d'une farce anglaise qui ne prend pas...

critique des pieds et des mains théâtre fontaine

Après "Les Grands Moyens", petite comédie enlevée et bien sentie donnée à la Gaîté l'an passé, Arthur Jugnot et David Roussel, metteurs en scène dynamiques et futés, se sont attaqués avec un soin identique à un délire boulevardo-absurdo-policier signé Ray Galton & John Antrobus, équivalents britanniques de nos Barillet & Grédy. Pièce vieillissante ? Canevas bancal ? Adaptation maladroite ? Probablement un peu de tout ça. Toujours est-il qu'en dépit d'une distribution impeccable, l'ensemble se révèle extrêmement poussif. 

Le pitch ? Un steward plaqué par sa femme. Laquelle est introuvable. Même par ses trois amants : un pasteur auteur de romans érotiques, adepte des déguisements de soubrette, un éleveur d'autruches et un flic. Des morceaux de corps humain trouvés dans le congélateur qu'il faut faire disparaître avant que les autorités ne s'en mêlent. Et une belle-mère acariâtre, traiteur spécialiste des tourtes qui débarque chez son gendre accompagnée d'une assistante bimbo pour préparer ses commandes...

Succession de situations ou évènements rentrant aux forceps dans une histoire mal ficelée,  folie trop artificielle semblant obéir à une recette, cumulant des ingrédients qui ne vont pas ensemble, personnages mal dessinés ou inutiles (comme cette autruche qui ne sert absolument à rien), dialogues  sans grand éclat... Sur le plateau du Théâtre Fontaine, sept comédiens font donc "Des Pieds et des Mains" pour tenter de nous arracher des rires qui ne viennent que rarement. L'excellente Marie-Hélène Lentini, par exemple, compose une réjouissante mégère, mais sa partition n'est pas à la hauteur. Seule Karine Dubernet parvient à tirer son épingle du jeu en impayable allemande néo-nazie terrifiant ses partenaires de scène. Sa trop brève apparition s'avère LA séquence hilarante du spectacle.

Dispensable.

Jusqu'à la fin décembre.

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