Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/12/2013

Un peu d'humour sous le sapin...?

Capture d’écran 2013-12-07 à 11.17.34.png

A l'approche des fêtes, les éditeurs-distributeurs multiplient les sorties dvd de seuls en scène qui chaque année partent comme des petits pains (l'an passé Florence Foresti écoula ainsi plus de 400.000 exemplaires de sa "Foresti Party" avant le réveillon). Cadeaux parfaits lorsqu'on ne sait quoi offrir, faciles à trouver, pas trop chers (une vingtaine d'euros), a priori annonciateurs de bonnes soirées , ils devraient une nouvelle fois se faire une place de choix sous le sapin. Voici notre avis sur six d'entre eux, disponibles depuis peu ou dans les jours qui viennent.


Capture d’écran 2013-12-02 à 14.40.42.png"Ils se Re-Aiment" : Le duo Palmade-Laroque se retrouve pour la troisième fois et n'a véritablement plus rien à se dire. Si le premier opus était plaisant, mettant en scène le quotidien d'un couple lambda auquel chacun s'identifiait avec gourmandise (engueulades à propos des parents, soirées entre amis, maîtresses et amants...), le deuxième, au cours duquel ils divorçaient, n'avait déjà plus la même saveur. Celui-ci,
copié-collé d'une recette usée et exploitée jusqu'à plus soif, écrit sur un coin de table en quatrième vitesse, se révèle carrément poussif et véritablement à fuir. Situations capilotractées, sketches redondants, tirant en longueur, répliques faciles n'amusant plus que leurs interprètes (et encore)... On passe ! Chez TF1 Vidéo.

 

Capture d’écran 2013-12-02 à 15.09.20.png

"Les Lascars Gays" : On craignait le pire... Il n'arriva point. Plutôt bonne surprise, en effet,  que la découverte de ces lascars débarquant tout droit de leur banlieue et nous offrant un moment de café théâtre ni grand ni révolutionnaire, certes, mais sympathique, gentiment décalé, bienveillant, s'amusant des clichés de différentes communautés (gay, immigrée, banlieusarde...). On sourit plus qu'on ne rit vraiment à l'écoute des aventures de ces deux grands ados, l'ensemble pourrait être plus travaillé, mais enfin le duo séduit à mesure que le spectacle avance. Eventuellement. Chez France Télévision Distribution. Pour info, la bande-annonce ci-dessous n'est pas vendeuse...

 

Capture d’écran 2013-12-02 à 15.20.52.png"Perruques" : Jonathan Lambert, artiste incontestablement très doué, déroule une galerie de personnages sacrément gratinés et fait preuve d'une réjouissante folie créatrice donnant formidablement vie aux effroyables créatures qu'il a conçues, tour à tour pathétiques, libidineuses, perverses, désespérées, désespérantes... Ses compositions sont épatantes. De l'inénarrable et sautillant animateur de supermarché, Jean-Guy Badiane, à Damien Baizé, obsédé sexuel à lunettes "cul de bouteille". Hélas les textes sont un peu vite écrits, n'osent pas toujours assumer et explorer pleinement le côté malsain ou détraqué des protagonistes. Cela pourrait être plus grinçant, plus trash, plus noir, plus dérangeant. Mais on rit beaucoup. Chez TF1 Vidéo.


Jonathan Lambert Perruques disponible en DVD par Jonathan-Lambert


Capture d’écran 2013-12-02 à 15.45.03.png"Hallelujah bordel !" : Attention, ça décape... Dans son troisième spectacle, Jérémy Ferrari s'attaque aux religions, décortique Bible, Coran et Torah avec l'humour noir qu'on lui connaît. S'amuse de leurs contradictions. Taquine allègrement les religieux et leurs coutumes. Nous rejoue l'arche de Noé, ou l'arrivée au ciel de l'Abbé Pierre...  Bref, ce trublion plein de mauvais esprit qui aime malmener les spectateurs (et ne s'en prive pas !) n'a peur de rien, surtout pas de la bêtise et de l'intégrisme  (sous toutes ses formes) qu'il dénonce avec esprit. Il assure une heure quarante cinq durant un show impertinent à souhait et hilarant. On vous le recommande vivement. Disponible chez France Télévision Distribution.


Bande Annonce DvD Jérémy Ferrari Allelujah Bordel par 20h40productions


Capture d’écran 2013-12-02 à 16.33.46.png"Didier Bénureau : Best of" : Toujours aussi barré, irrévérencieux, et politiquement incorrect, Bénureau s'en donne à coeur joie dans ce spectacle regroupant ses meilleurs sketches, croquant férocement ses contemporains pour notre plus grand bonheur. Au programme, une joyeuse bande de psychopathes  L'odieuse belle-mère harcelant son gendre et sa fille au téléphone ("Patriciaaa !"), un collabo ayant couché avec l'ennemi ("C'est surtout à la Libération qu'on en a bavé..."), un évèque belge père et travelo, un improbable chevalier anglais empétré dans son armure mettant fin à ses jours (irrésistible numéro visuel), un chanteur lyrique revenant de Fukushima (sans voix !), ou encore ce beauf "heureux" qui possède cinq télés et passe ses week ends à Intermarché, sans oublier le cultissime sketch du miroir à deux faces durant lequel il se livre à une imitation quelque peu libidineuse de "Jean Co-que-teau"... Cette insolente folie nous met en joie ! Chez France Télévision Distribution.

 

 

Capture d’écran 2013-12-02 à 16.41.17.png"Muriel Robin revient. Tsoin Tsoin !" : Pour la première fois seule aux manettes, à l'écriture comme à la mise en scène, l'actrice nous délivre une confession humoristico-émouvante sur la dépression qu'elle traversa (et ses origines !). Pour le meilleur et pour le rire, elle se met à nu sans pathos dans un spectacle qui s'avère une réussite totale. Rayonnante, belle, amincie, amoureuse, hilarante, touchante, qu'on se le dise La Robin est libérée, La Robin est de retour, s'empare du plateau avec maestria, et ça fait sacrément du bien à nos zygomatiques !

Elle nous raconte tout. Son enfance assez rude à Saint-Etienne, dans une famille ignorant la tendresse (pas de câlins pas de baisers... Pourtant même une poignée de main aurait fait plaisir, confiera Muriel). Un père qui, rêvant d'un garçon après avoir eu deux filles, la transforma en reine de la perçeuse et des clés de 12. Une féminité qui, du coup, tarda à pointer le bout de son nez. Ses débuts de vendeuse dans la boutique de chaussures des parents. Des rêves de spectacle, le Conservatoire, la rencontre avec Palmade, le succès et... la dépression. De tout cela, Muriel Robin fait des moments souvent impayables, pleins de vérité et d'humanité. Un must ! Chez TF1 Vidéo.

18:59 Publié dans DVD, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

01/12/2013

Magre, Salviat et Hiegel combattent le racisme "ordinaire" avec le sourire...

critique dramuscules poche montparnasse catherine hiegel judith magre catherine salviat

Pour Judith Magre et son amie Catherine Salviat, qu'elle côtoya de longues années dans la maison de Molière, Catherine Hiegel a choisi trois des neuf "Dramuscules" imaginés en 1988 par l'auteur autrichien Thomas Bernhard, juste avant sa mort. Trois saynètes (agrémentées d'un quizz maison !) aussi désopilantes que terrifiantes de vérité, grinçantes à souhait, dénonçant la xénophobie et le racisme latent des gens "respectables, bien sous tous rapports". Un festival de propos nauséabonds en tailleur Chanel ou robe de chambre La Redoute (pas de barrières sociales pour la bêtise), tenus par deux actrices exceptionnelles,  qui glace le sang et réveille les consciences. "Salutaire", affirme la metteur en scène... Nous confirmons.

critique dramuscules poche montparnasse catherine hiegel judith magre catherine salviat

Bien qu'ayant pour décor une Autriche considérée par le dramaturge comme malade, infectée de son passé fasciste, ces courtes pièces mettent en lumière situations, propos et médiocrité universels. Deux grenouilles de bénitier au sortir de l'église tombant sur un cadavre roulé dans du papier d'emballage (au final "simplement" un paquet d'affiches truffées de croix gammées..."Ouf !"). Deux commères qui médisent au cimetière après la mort d'un villageois renversé par un turc. La femme d'un policier, enfin, proférant les pires horreurs en achevant son repassage...

Incisive, pénétrante, violente, répétitive, obsessionnelle, brute, sans fioriture, des plus efficaces... L'écriture de Thomas Bernhard, qui n'entendait pas produire du beau ou du poétique mais du "vrai", marque les esprits sans attendre, à peine l'a t-on lue ou entendue. Et de cette langue âpre, de ces dialogues ciselés, Magre et Salviat s'emparent avec l'adresse de deux virtuoses des planches. Leurs compositions sont hilarantes. Ce duo, presque clownesque, donne a entendre brillamment l'insupportable pour mieux le condamner. Impressionnant. Nous retiendrons bien sûr ce moment où, seule en scène,  Judith Magre fait monter progressivement en elle une haine de l'autre telle qu'elle en vient à véritablement éructer son dégoût, au terme d'un monologue dont elle sort épuisée. Effrayante et prodigieuse.

critique dramuscules poche montparnasse catherine hiegel judith magre catherine salviat

Entre deux drames minuscules (c'est la contraction de ces deux mots qui fit le titre de l'ouvrage de Bernhard), Catherine Salviat propose aux spectateurs un quizz leur demandant d'attribuer  à des hommes de lettres, philosophes ou politiques du XVIIème à nos jours, une vingtaine de citations toutes plus odieuses et racistes les unes que les autres. A mesure qu'on s'approche de 2013, on finit par perdre toute indulgence envers les auteurs de tels propos, tout sens de l'humour, et sentir un malaise nous envahir... L'exercice secoue, produit son petit effet.

A ne pas manquer.

Au Poche-Montparnasse jusqu'en mars 2014.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif

Photos : Pascal Gely

Les malicieuses histoires de princesses d'Edouard Signolet...

Capture d’écran 2013-11-29 à 11.45.50.png

Le jeune metteur en scène cosigne une plaisante adaptation de "La Princesse au Petit Pois", tirant des 15 lignes de l'oeuvre d'Andersen, véritable parodie de conte à ses yeux, une légère et drolatique variation sur le couple, l'amour (et la sexualité), mais aussi une pertinente incitation à nous échapper de nos carcans sociétaux, à nous ouvrir aux autres afin d'oxygéner nos vies. Si plume et spectacle pourraient parfois affirmer davantage leur singularité (proposition visuellement quelconque), les quatre interprètes nous emmènent avec grâce et volupté au pays des fées. Même si de fées, il n'est ici question...

critique la princesse au petit pois studio théâtre comédie franç

"La Princesse au Petit Pois", c'est d'abord l'histoire d'un prince qui s'ennuie et déprime au sein du royaume de ses géniteurs couronnés (dont le "bonheur" affiché semble par ailleurs relatif). Un royaume où les princes ne peuvent fuir leur condition, ne doivent épouser que des princesses, avant de monter sur le trône, puis de donner naissance à des princes et princesses qui à leur tour... Impossible, comme on le lui a expliqué, d'espérer s'unir à qui que ce soit d'autre. "Surtout pas à un roi (voyons !), pas plus qu'à un ours !". Il décide alors de partir à la recherche de sa "vraie" princesse...

En petit prince bougon, insatisfait et mélancolique, Jérémy Lopez est on ne peut plus touchant ! Au cours de sa quête du bonheur, de l'amour, il croise le chemin de la puissante Elsa Lepoivre et de la délicate Georgia Scalliet, campant d'amusantes et multiples figures féminines, belles, égocentriques, égoïstes, solitaires, possessives, dominatrices, ou encore cannibales, avant que la seconde ne prenne les traits d'une émouvante non-princesse, puis ceux de LA fameuse Princesse tant attendue. Elliot Jenicot pour sa part, joue les rois avec les talents cartoonesques qu'on lui connaît. Bref, ce quatuor nous enchante une petite heure durant.

Un spectacle à destination du jeune public, qui ne déplaira pas aux accompagnateurs plus âgés, donné jusqu'au 5 janvier au Studio-Théâtre de la Comédie Française.

Pourquoi pas.

Réservez vos places en cliquant ci-contre :  commander_100x30_02.gif

Photo : Cosimo Mirco Magliocca

Gagnez vos places pour le FIEALD au Trévise !

Capture d’écran 2013-11-30 à 11.52.30.png

Aujourd'hui, FousdeThéâtre.com et le Théâtre Trévise vous invitent à la représentation du dimanche 8 décembre prochain à 20h30. Une soirée qui précédera le traditionnel best of annuel (15 décembre) de cette scène ouverte permettant à de nombreux artistes de se faire connaître depuis maintenant plus de vingt ans dans une ambiance "de folie"...

Pour faire partie des 4 privilégiés qui remporteront chacun 2 places, soyez les premiers à répondre à la question suivante: 

Que signifie l'acronyme "FIEALD" ?

Envoyez la réponse, accompagnée de vos coordonnées complètes, à :

concours@fousdetheatre.com

Et les gagnants sont : Jonathan T. Chloé B. Hubert M. et Carl L.

Bravo à eux !


Le FIEALD, le festival international d... par FIEALDplus

06:56 Publié dans Concours, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |